23 février 2009
Ca fait gagner du temps, ce genre de partage
C'est François Guite qui schématise de la sorte le compte-rendu qu'il fait de bonnes lectures :
sur l'i-generation
- Dans Growing up Digital: The rise of the Net Generation, Don Tapscott identifie huit changements paradigmatiques associés à l’apprentissage interactif (Innovate : The Knowledge Building Paradigm: A Model of Learning for Net Generation Students)
- Helen Sword et Michele Leggott de l’Université d’Auckland proposent sept principes d’éducation pour la i-génération (Innovate : Backwards into the Future: Seven Principles for Educating the Ne(x)t Generation).
Cela fait gagner un temps énorme de pratiquer de la sorte : non seulement il traduit, mais il schématise en mettant en parallèle les deux sources.
Je ne résiste pas à l'envie de compléter la démarche en vous la donnant à connaître, même si la réflexion est contextualisée en 2007 (lire aussi les commentaires de l'époque) !
En 2009, l'école a-t-elle assimilé la proposition. A vous de voir...
05 février 2009
Améliorer ma pratique de formateur
C'est François Guite qui aborde la question, en faisant "raisonner" un écho lu ailleurs sur la toile : "C'est quoi un blogueur ?"
Ce qui me plait surtout dans sa manière de rebondir sur les propos d'André Marois, ce sont ces quelques lignes : "Une définition, en raison de son caractère général, est imparfaite par défaut. Je n'oserai pas une définition, car je préfère le flou de l'imprécision qui oblige l'individu à l'effort de combler le vide cognitif.
On ne saurait, par conséquent, servir aux élèves trop de réponses. Pour les préparer à affronter l’inconnu, il faut plutôt leur servir des questions, histoire qu’ils apprennent à trouver eux-mêmes la vérité, d’autant plus vraie qu’elle sera partagée et malléable."
Ce qui vaut ici pour la définition d'un blogueur peut être élargi à bien d'autres notions. Et je pense alors notamment à l'apprentissage, à la formation, au rôle du formateur ou de l'enseignant...
Il faut se laisser remettre en question par les pratiques nouvelles qui invitent à redéfinir notre tâche et donc la manière de la remplir. Gilles Jobin, cité lui-même par François Guité, n'y va pas par quatre chemins pour dire sa déception face un certain type de formation continuée des enseignants. Toutes ces questions m'interrogent sur ma propre pratique de formateur d'adultes !
Ainsi que ces suggestions qu'il fait et parmi lesquelles je pointe et commente :
1- Exiger que tous les participants apportent leur portable. (Encore assez irréaliste dans notre paysage... mais pourquoi pas le proposer à l'inscription- à ma dernière formation, il étaient 2 sur 36 venus d'initiative avec leur bécane ! Ca bouge !)
2- Ne plus distribuer de papier, mais mettre tous les documents sur support électronique seulement. (Cà c'est fait... mais c'est encore mal perçu... Cf les feuilles d'évaluation où l'on se plaint de la chose. Lire à l'écran reste une difficulté )
3- Faire l'effort de différencier dans les ateliers de manière à permettre à tous les participants d'apprendre quelque chose. (J'essaye... et je pense que j'y arrive modestement... mais quelle énergie et surtout quelle patience de ceux qui attendent une aide pour avancer. Taux d'encadrement ! Souvent, on fait des prouesses, mais pour les miracles...)
4- Offrir un menu varié où les animateurs auraient du jeu. Actuellement
tout le monde fait la même chose en même temps. (Encore difficile quand on en est au B.A. ba)
5- Permettre aux gens de coconstruire à partir de leurs intérêts communs. (Ah, ça j'aimerais faire plus souvent)
6- On peut tous lire, donc éliminons les points d'informations plates à
600 personnes où la moitié de la salle dort. Que la session en soit une
de formation et non d'informations. (C'est sur ce dernier point que j'ai toujours misé mes objectifs. Ma pratique est-elle à la hauteur de mes objectifs ? Bonne question.).
