Au risque de (ne pas) vous faire peur

Internet et les jeunes : un thème fréquemment repris dans les médias. Les journalistes font volontiers échos à des situations qui ne sont pas pour autant représentatives mais dont le caractère sensationnaliste permet de développer des discours à l’emporte-pièce : un problème à décrire, un expert à interviewer, une solution à envisager… Et si possible simple, la solution : un logiciel, une procédure d’évitement ou encore un dépôt de plainte auprès de services spécialisés ayant pignon sur rue. Si les médias sont routiniers de ce processus simplificateur, qui diabolise plus qu’il n’explique, il incombe alors au lecteur –surtout s’il est éducateur- de faire preuve de vigilance.

 

Je connais des jeunes qui se promènent avec, dans leur cartable, une panoplie complète de couteaux. Des petits, mais aussi des grands. Super aiguisés. Je ne vous mens pas ! Bien plus affûtés que les crans d’arrêt qui justifieraient votre arrestation sur le champ. Eux ne le crient pas sur tous les toits bien sûr, et trimbalent ainsi leur arsenal y compris dans les transports en commun. Je sais même qu’ils franchissent l’enceinte de l’école avec leur fourbi et que les profs ne disent rien ! A frémir. Ah… j’oubliai de vous dire, ils sont élèves en section boucherie et apprennent à manier leurs outils professionnels comme des chefs… bouchers.

 

Ouf, direz-vous… Vous pensiez « danger » et comprenez finalement que le « risque » est contrôlé. En effet, la possession desdits couteaux est légitime et les consignes d’usage de ceux-ci ne sont pas établies à la légère. Des protections sont envisagées (gravure d’identification, emballage sécurisé, gantelets de métal lors de la découpe, etc.). Une charte d’atelier sert de référent qui interdit tout geste déplacé et sanctionne toute blague « à l’arme blanche ». Et l’on imposerait des dispositions spécifiques s’il apparaissait que la personnalité de l’un ou l’autre élève au sang chaud justifie d’en prendre. En effet, posséder de telles « armes » constitue un danger certain. Mais on a réduit à son minimum la part de risque qui en découle… car s’il y a danger bien réel, on sait qu’il est légitime pour mettre en place l’art de la découpe.

 

Dans d’autres sections, des élèves travaillent avec des scies à rubans ou des toupies, des presses hydrauliques. D’autres étudiants s’élancent au sommet d’échafaudages de chantier, certains apprennent à conduire des semi-remorques. Il en est même que l’on autorise à aller sur Internet… c’est dire la multiplicité des dangers que l’école affronte au quotidien pour atteindre les objectifs d’un enseignement « branché sur le réel ».

 

Le danger de la vie

Il n’y a qu’au cinéma que « La vie est un long fleuve tranquille »… C’est un humoriste très philosophe qui disait : « La vie ? On n’en sort pas vivant ! ». Elle comporte bien évidemment des dangers. Ceux-ci sont parfois même mortels et la prudence veut alors que l’on tente d’en réduire les risques pour ne pas s’exposer excessivement.

 

Il y a des dangers manifestes. Ceux qui sont naturels : la foudre, les précipices, l’hydrocution, les raz de marée… et ceux qui découlent d’inventions intéressantes mais ambivalentes dans leurs conséquences : les armes à feu, la haute tension, l’énergie nucléaire… Et dans un domaine moins matériel : tous les « ismes » indicateurs d’excès politiques, économiques, etc.. Autant de dangers contre lesquels l’éducation tente de prémunir.

 

Les risques provoqués par les dangers naturels se réduisent –sans  disparaître totalement d’ailleurs- par une meilleure compréhension des phénomènes en présence et la mise en place de parades plus ou moins appropriées. Par contre, pour les inventions humaines présentant un degré de dangerosité, on s’aperçoit que ce sont plutôt les finalités d’usage qui sont à surveiller de près. Et là non plus, on ne supprimera pas tous les risques. Car certaines situations peuvent se révéler diantrement complexes : Quelle différence déceler en effet, entre le nucléaire civil et militaire… si ce n’est en connaissant la motivation du scientifique. Quelle régulation mettre en place pour s’assurer que la demande de port d’armes à feu est faite par un passionné du tir sportif et non par un terroriste en puissance ? Et faut-il délivrer le permis de conduire aussi parcimonieusement qu’un permis de port d’armes quand des chauffards roulent à tombeau ouvert sous l’influence de substances toxiques, menaçant sans vergogne la vie des autres citoyens ? Car, avouez qu’en matière de dangers au quotidien, la vie ne nous fait pas de cadeaux ! N’est-ce pas ce que nous rapportent les médias tous les jours dans les colonnes des quotidiens et à longueur de JT.

 

Et sans doute est-ce par cette porte médiatique qu’il y aurait lieu d’entrer plus avant dans notre problématique : les dangers de l’Internet. Ouvrez votre gazette, écoutez votre radio ou suivez le JT… on ne vous parle que de dérapages sur Facebook (des employeurs qui écarteraient des candidatures à l’embauche de jeunes qui n’ont aucune réserve dans ce qu’ils publient en ligne), que de réseaux de pornographie infantile, de harcèlement sexuel en ligne, de vols d’identité numérique ou de données personnelles, de pièges au commerce en ligne, quand ce n’est pas même de « cyberdépendance » !

 

Trash à la Une des médias

Oublierait-on que les médias ne se vendent que parce qu’il y a des trains qui arrivent en retard ? A tel point d’ailleurs, qu’ils en font leur fonds de commerce pour ne plus envisager que ces situations anormales en les présentant comme la teinte dominante de notre quotidien : des dérapages, des accidents, des faillites, des incendies, des suicides, des catastrophes naturelles et des conflits socio-économiques ou militaires… Rien que de la mauvaise nouvelle… car les trains qui arrivent à l’heure n’intéressent personne et que le jeune éléphanteau né en captivité n’a d’intérêt que pour alimenter une séquence « rose bonbon » quand la grand messe télévisuelle se termine.

 

Certes, dire que l’usage des nouvelles technologies est sans danger serait sans doute faire preuve de peu de jugement. Mais si on veut être rationnel, ce qu’il faut prendre en considération, quand on s’interroge sur les dangers (ceux d’Internet mais les autres aussi), c’est la fréquence de ces dangers, leurs conséquences réelles et la gravité de l’impact sur la victime. Ce que l’on nommera du terme global : le facteur risque… la proportionnalité avec laquelle vous encourrez la malchance d’une confrontation au danger et l’impossibilité éventuelle de développer la parade qui le réduirait ou vous le ferait assumer sans trop de dommages.

 

La vulnérabilité de la victime potentielle fait qu’un même danger peut être apprécié différemment selon les personnes. Adultes ou enfants, par exemple. Et la probabilité d’être exposé entre aussi en ligne de compte dans l’appréciation. Un ou deux exemples seront plus parlants : un accident d’avion est souvent fatal… C’est un grand danger, que l’on soit adulte ou enfant, d’ailleurs… Mais sa fréquence est relativement faible (les statistiques l’établissent assurément). Par contre, un accident de vélo est moins préjudiciable, mais sa probabilité est sans aucun doute plus grande chez l’enfant qui apprend à rouler. Et les conséquences qui en découlent ne sont pas identiques pour lui et pour l’adulte plus costaud qui aurait de surcroît développé des compétences de cascadeur. On peut s’aguerrir donc, face à certaines situations menaçantes.

 

Le danger, c’est les autres

Pourtant, si des apprentissages appropriés peuvent aider à la réduction du degré de dangerosité de certaines situations, il n’en demeure pas moins vrai que le facteur risque n’est pas totalement contrôlable. Ainsi, le conducteur –jeune ou moins jeune- qui pilote prudemment son véhicule à deux heures du matin, dans la nuit de vendredi à samedi, court malgré tout un risque plus grand qu’en semaine, d’être embouti par un autre automobiliste. Sauf à renoncer à toute sortie les vendredis soir, le risque zéro n’existe pas. C’est la conclusion navrante mais réaliste à laquelle se rendait le papa de cet étudiant écrasé par un char du cortège de la Saint-Verhaegen : « Notre fils était un enfant prudent. Je l’avais mis en garde, mais avait autorisé sa participation au cortège. La vie n’est pas sans risque. Ce qui nous arrive est dramatique, mais c’est la faute à pas de chance ».

 

Et l’Internet alors ? Quels en sont les dangers ? Qui est potentiellement menacé ? Comment réduire le facteur risque de chacune de ces situations  ?

 

Virus et contenus sensibles

Les dangers liés à l’usage du net peuvent se répartir en deux catégories : d’une part les dangers technologiques qui découlent de l’interface (problèmes hardware et software) et d’autre part les relations interpersonnelles polluantes, voire perverses, au sein des usages. Car si l’on parle de virtualité, on est malgré tout bien dans une transposition réelle du monde sensible. Et les médias sont sans aucun doute plus portés sur le récit de mésaventures liées aux usages interpersonnels. Ainsi, mauvaises rencontres, mystification et arnaques en tout genre connaissent leur déclinaison en ligne. Pourquoi donc le monde numérisé serait-il épargné de la duplicité de certains ? Mais donc, à ce moment, il ne s’agit pas de commenter des risques spécifiques. Tout au plus, faut-il admettre et gérer -jusque dans nos salons, il est vrai- une visibilité amplifiée de ces dérapages. Le plus emblématique est sans doute la présence en ligne de toutes les déclinaisons de l’éros dans notre société. Si la vie d’antan parvenait à contenir cette dimension de l’agir humain dans des alcôves plus ou moins confidentielles, il faut bien admettre que les verrous ont lâché depuis qu’un simple mot clé mis dans un moteur de recherche autorise la confrontation avec des images (et donc aussi des vidéos) à tout le moins explicites. En soi, on pourrait y voir un simple renforcement de la nécessaire éducation affective et sexuelle pour éduquer les plus jeunes… mais il est clair que les pratiques plus limites auxquelles on a accès aujourd’hui sur les écrans réclament de plus en plus, et de plus en plus tôt, un discours très… prosaïque. En effet, au delà de l’érotique, il y a le pornographique et ses adjuvants : le voyeurisme, l’exhibitionnisme, les comportements sado-masochistes, la zoophilie, etc. C’est de plus en plus tôt qu’il faut maintenant mettre des mots et des appréciations morales sur ces comportements. Mais ne nous trompons pas de cible : ceci n’est pas dû au développement des technologies. Il s’agit là de pratiques d’adultes, exercées aussi souvent par des parents qui ont en charge l’éducation de leurs propres enfants, et qui, pour certains, font peut-être aussi profession de l’acte d’enseigner. Rappelons, si la chose était nécessaire que le harcèlement sexuel (et l’inceste, mais l’exemple relève du pléonasme) sont d’abord vécus en famille avant que d’être le fait de relations extra familiales. Voilà désormais le monde auquel il faut éduquer de plus en plus tôt !

 

Mais l’amplification de la visibilité de l’érotisation de notre société aurait bon dos si elle devait décrire à elle seule les dangers de l’Internet. Car, sous couvert de dimension sexuelle, on cacherait alors des dérapages tout aussi conséquents au contenu toutefois moins tabou : la publication de contenus racistes et xénophobes, le vol d’identité numérique et des données à caractère personnel, la fraude commerciale en ligne, etc.

 

Eduquer avant toute chose

Plutôt que de décrire le mode opératoire de ces arnaques, il y a lieu de se pencher en priorité  sur les parades qui peuvent être enseignées, ou plutôt mises en place par l’exemple, dès le plus jeune âge. La vigilance critique face à des sollicitations prônant les gains faciles, le succès sans effort ou faisant la promotion d’attitudes plus contestables en se référant à des notions d’élitisme, de domination, de fraude, etc. et, à l’inverse, la sensibilisation aux valeurs morales fondamentales de respect de soi et d’autrui, de solidarité, de patience et de modération… s’installent dans les patrons de comportements du petit d’homme bien avant qu’il n’aille sur le net. Ce n’est que plus tard, en transposant sa vie réelle sur les écrans qu’il sera amené à continuer d’y vivre les attitudes auxquelles il aura été initié dès son plus jeune âge. Qu’il s’agisse alors d’un spam (courrier non désiré), d’un site Internet au contenu douteux ou d’une proposition d’activité illégale ou perverse, il n’aura guère de difficulté à mettre en place la parade technique (rappelons que la plupart du temps, ce sont ces « digital natifs » qui expliquent à leurs parents comment se servir de l’outil). Ce qui, par contre, aidera le jeune à choisir le bon geste technique plutôt que de déraper, lui viendra de son éducation et de l’adhésion aux valeurs morales que lui aura enseigné très tôt son cadre de vie.

 

Rester ouvert à tout prix

Et dans ce cadre éducatif, relevons la dimension essentielle du dialogue ouvert et confiant. Si l’on diabolise Internet et qu’on l’assortit de toute une série de recommandations castratrices, voire d’interdits, il y a de fortes chances que le jeune développe une attitude de déni et renonce à se confier aux adultes… ce qui serait sans doute la pire des choses. Il faut qu’à tout moment, le jeune déstabilisé par une expérience sur le net puisse en parler avec des éducateurs qui lui gardent sa confiance quoiqu’il ait fait !

 

Les dangers cités ci-dessus sont bien réels. Ils se présentent toutefois dans la vie de l’internaute, avec des fréquences très différentes. Les sollicitations de types « arnaques aux données personnelles –encore appelées phising » sont légions, mais peuvent aisément se classer verticalement. Par contre, plus déstabilisante, la confrontation à des sites « gores », à la pédopornographie et au risque d’être sollicité par un adulte pervers restent dans les limites de la marginalité (alors que les médias y accorderont leur Une quand un cas se présentera dans l’actualité). Le risque de confrontation à ces différents dangers instrumentés par des adultes malintentionnés est relatif, des enquêtes et études récentes le rapportent. Elles disent par contre que les coups bas dont les ados sont victimes viennent souvent de leurs pairs, ceux-là mêmes avec qui ils sont déjà en conflit par ailleurs, à l’école ou dans la rue. Ce qui réclame un arbitrage approprié sans lien avec la lutte contre la pédopornographie.

 

Ah, ce Facebook tant décrié

Ce qu’il faut aussi prendre en compte, ce sont les conséquences de ces diverses situations de dérapages, car il y a là aussi des distinctions à opérer. Assez curieusement, la publication de contenus en ligne est souvent décriée dans les médias. Qui n’a pas lu un article au moins sur de soi-disant problèmes à l’embauche, quand le candidat se voit « Googleïsé et Facebooké » et que son identité numérique en dit plus que son CV. Ces articles de presse taisent l’adaptation à la situation dont les cadres en entreprise font déjà preuve depuis un moment. La vérité réclame même de dire que la tendance s’inverse de plus en plus. C’est le postulant qui n’a pas de présence dans les réseaux sociaux et qui ne fait preuve d’aucune vie sociale exposée qui pose question : « Qui est vraiment ce candidat ? Est-il capable de travailler en équipe ? A-t-il un sens commun ? Connaît-il ces outils collaboratifs modernes ? ». Et s’il apparaît que des péchés de jeunesse sont encore présents sur la toile, de plus en plus, l’employeur semble faire la part des choses avec bon sens… se rappelant que, lui aussi, a été un ado fougueux et parfois impulsif. On met donc trop souvent les projecteurs médiatiques sur des problèmes qui n’en sont pas véritablement.

 

Y a-t-il lieu de ne pas s’inquiéter alors de dangers sur le net ? On n’a pas encore fait l’évocation, et donc nous terminerons par là, des dangers liés aux usages hardware et software. Leur fréquence et leurs conséquences ne sont pas insignifiantes, loin de là. Les virus et la détérioration informatique qui en découle ne sont pas des cas si isolés. Et l’ampleur des dégâts à la mesure des activités que l’on décline dans le monde numérique. Si vous ne prenez aucune précaution, perdre le contenu de son disque dur suite à un effacement de la table d’allocation de fichiers peut ruiner l’effort de nombreuses heures de travail ou faire de vous une famille « sans mémoire ». Faites-vous du pc banking ? Certes, vous utilisez alors des connexions sécurisées (https), mais les opérations bancaires que vous réalisez le sont sous votre vigilance. Gare à la divulgation des codes d’accès à votre profil. Par ailleurs, acheter en ligne vous engage comme dans la vie réelle. Jouer en ligne à des jeux d’argent puise véritablement dans votre porte feuilles, fut-il numérique. Répondre à des sollicitations (lettres nigérianes) qui vous promettent des gains faciles sous couvert de quelques opérations financières de moindre coût… Voilà des arnaques auxquelles seul le bon sens lié à l’expérience de vie et l’adhésion à des valeurs fortes empêche de succomber. De même, c’est une naïveté désolante mais encore fréquente chez certains novices, qui fait communiquer ses coordonnées personnelles (code utilisateur et mot de passe) dans le cadre d’une soi-disant vérification informatique des bases de données du système. Le danger, dans tous ces cas, ce n’est pas la machine, ce n’est pas non plus ce qui vous est envoyé par le net… (vous n’avez même pas fait l’objet d’une intrusion informatique ! ), c’est votre propre ignorance, votre naïveté… votre générosité et votre confiance mal placées qui vous entraînent à commettre l’irréparable… vous mêmes. On ne dira donc jamais assez le poids de l’éducation de base et de l’Education aux médias.

 

Eduquer par la peur ?

Mais souvent, les discours les plus médiatisés sur ces situations de dangers jouent de la même désinformation que les maux qu’ils disent combattre. Cette manière de faire n’est d’ailleurs pas propre au monde de l’informatique. Prenons en illustration cet autre secteur de prévention : celui de la santé publique. Là aussi, la pédagogie par la peur est largement utilisée pour marquer les esprits peu informés. On agite les spectres de l’épidémie pour proposer des traitements, qui n’ont pas nécessairement fait leurs preuves d’ailleurs, faisant croire à une parade simple, facile à appliquer et présentée comme efficace. On professionnalise la prise en charge du risque et on travaille sur les peurs pour déclencher le recours au thérapeute labellisé.

 

En contrepoint de cette attitude, au terme de notre réflexion, je prendrai le risque de ne pas vous faire peur en brandissant les spectres de l’Internet. Professionnel des médias, j’insisterai  plutôt sur le rôle fondamental de l’éducation dans le cercle familial. Cette responsabilité parentale touche à la transmission des valeurs de toujours. A côté de cela, les apprentissages technologiques sont sans doute ceux qui réclament le moins d’investissement du fait d’une génération montante de plus en plus en phase avec les développements numériques. Ce sont plutôt les parents qui doivent se mettre au diapason. De son côté, l’Education aux médias, complémentaire à l’éducation de base, envisage de dévoiler les coulisses des usages médiatiques : Qu’est-ce qui se passe quand cela se passe ?  Comprendre les enjeux, c’est percevoir les conséquences possibles de ses actes… fussent-ils numériques et virtuels.

 

Il serait trop simple de croire qu’Internet puisse un jour être un monde aseptisé, sans dangers. Par contre, apprendre les gestes qui sauvent, ceux-là qui relèvent d’une bonne compréhension globale et de l’application des principes de la santé… numérique, et mieux encore, les base d’une saine hygiène de vie, sans doute est-ce un travail de chaque instant pour les parents et les éducateurs. Y compris, et surtout même, quand les écrans sont éteints. La prévention, c’est une attitude qui se cultive dès avant la confrontation aux dangers.