Mediacteur

Blog d'un formateur en Education aux Médias attaché à la formation continuée des enseignants

02 novembre 2009

Je n'oserais jamais dire "jamais"

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D'une certaine façon, l'article que j'ai lu ce matin va plus loin que certains autres qui ont déjà ouvert ma réflexion sur l'introduction du jeu en classe et sur les aspects ludiques des situations d'apprentissages.
Ce qui est particulier ici, c'est l'expérience pilote d'une immersion dans le monde du jeu pour faire des apprentissages. Avec des pistes d'exploitation (pas encore bcp décrites, il est vrai, de réalité augmentée/alternée ?).
Dans la foulée, je n'oserais jamais dire jamais... si on m'annonçait que ce type d'activité prendra peut-être le dessus... plus tard... dans les stratégies pédagogiques.

Et si un jour, on en venait à regarder avec un jugement de désuétude, ces activités d'apprentissages systématiques d'aujourd'hui qui conditionnent nos jeunes dans des stéréotypes de comportements apprenants. Non pas pour dire qu'elles étaient inefficaces ou déplacées... juste "d'un autre âge".

Comme cette pratique dont mon grand-père tirait grande fierté... d'avoir traduit plus de 1200 vers grecs en français, dès sa première année "d'humanité".

Lire http://www.elearning-africa.com/newsportal/english/news205_french.php

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28 septembre 2009

Les classes changent


Les changements sont déjà perceptibles dans l'équipement.
Que dire du reste !

Bon article de Jean-Marc Manach, via Francis Pisani, sur InternetActu

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15 septembre 2009

A propos de "Les nouvelles littératies"

L'article complet publié par le Réseau-Education-Média se trouve ici : http://www.education-medias.ca/blogue/index.cfm?commentID=21

Je souligne et approuve particulièrement

Le problème du tri d’information nous amène à aborder un thème qui lui est relié : celui de l’usage des filtres dans les écoles. Les filtres, ce sont des tris automatiques, non choisis, non négociés par les utilisateurs. L’école les utilise prioritairement pour protéger les élèves, et répondre ainsi à son obligation légale d’agir in loco parentis –en lieu et place des parents. Cependant, les capacités cognitives d’un enfant et ses activités en ligne changent radicalement du début du primaire à la fin du secondaire -et l’éducation parentale s’adapte généralement à ces différences.


Si c’est par hasard qu’un enfant du primaire risque de se retrouver en contact avec du contenu inapproprié sur le Web, ce n’est plus le cas pour l’adolescent.  Pour cette classe d’âge, on peut alors se demander si l’idée de protection est totalement compatible avec celle d’éducation. Y a-t-il un avantage à présenter à de jeunes internautes un Web édulcoré ? Je pense particulièrement aux jeunes qui ne sont pas supervisés chez eux (et c’est bien de ceux-là qu’il faut s’occuper avant tout) : n’y a –t-il pas plus de risques à les laisser arpenter seuls ces zones interdites, plutôt que de faire l’expérience à l’école d’une utilisation responsable et raisonnée d’un Internet non tronqué ? (Avez-vous remarqué comment nos ados ont une attraction magnétique pour les interdits ?)

(...)

Et donc la conclusion arrive, que je partage grandement :

Si le Web n’a pas donné naissance à une génération neurobiologiquement différente de la précédente, il n’en a pas moins révolutionné notre façon de trouver, de partager, de créer et de connecter des connaissances.
Peut-on imaginer qu’il n’aurait rien changé à la façon de les transmettre ?


 

 

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14 septembre 2009

Publier (sans réserve) sur son blog ?

En ce moment en Belgique francophone, une campagne télé qui a reçu le soutien du secrétaire d'état à la famille fait grand... peur aux parents.
"Où est Arthur ?" demandent tour à tour des prostituées bien informées, des skinhead, un robocop tirailleur en tous sens et un pervers pépère...
Ils sont tous à la même adresse, celle d'un p'tit gars, Arthur, qui parcourt visiblement le net en tous sens...
Celle aussi d'une Maman apeurée qui n'a pas fait son devoir de mère : protéger son petit des dangers des réseaux !

arthur

Bonjour la culpabilité !
Adieu l'efficacité aussi...
Car on le sait, la peur n'a jamais été bonne conseillère.

Je propose en lieu et place de cette sombre affaire, une activité à destination des ados eux-mêmes. Pour les conscientiser. Les principes d'édition en ligne que rappelera l'éducateur, le professeur, sont en effet très simples... elles tiennent en un double slogan :

- ne publie pas de choses trop personnelles sur ton blog... n'importe qui y a accès
- publie en respectant la stricte légalité (droit d'auteur, droit à la l'image, respect de la vie privée...)

Mais c'est l'assimilation du message qui doit être travaillée avec les jeunes.

Je suggère donc une activité créative au départ de photos publiées en ligne et des fonctionnalités du site d'effets photofunia.com
Eh oui... on va mettre en oeuvre la récupération facile d'une photo sur un blog et visualiser de façon symbolique la publicité (la visibilité) qu'un document iconographique a sur le net (c'est-à-dire dans le monde entier).

Etape 1 :

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L'exercice consiste à choisir une photo sur un blog et à la tagguer d'un slogan interpellant.
On fera malgré tout preuve de déontologie en ne prenant pas un visage reconnaissable... mais là, on exerce consciemment une réserve déontologique que n'importe qui aurait plutôt tendance à outrepasser quand il s'agit de nuire...

Etape 2 :

Ensuite, on applique l'effet que l'on jugera le plus porteur sur ladite photo, de sorte qu'elle se trouve publiée grandeur nature sur un building, dans une station de métro, sur une tour ou ailleurs encore... selon le choix des élèves.

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Etape 3 (facultative mais intéressante) :

L'ensemble des productions pourra être publié à même un blog dédié à la prévention... ou édité en version papier dans les couloirs de l'école ou de la maison de jeunes... histoire de faire parler et réfléchir. Sur un blog, des commentaires peuvent être ajoutés... La campagne de sensibilisation dispose donc alors d'un outil de feedback sur les effets qu'elle produit.

11 septembre 2009

Pourquoi cette pluie de followers ?

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Deux, sept, neuf, treize...
en une journée, voilà que ma boite à messages se remplit d'alertes :

    "Machin vous suit sur Twitter".
    "Truc vous suit sur Twitter".
    "Chose vous suit sur Twitter".

Quelle mouche les a piqué ? Qui a cafté ? Qu'a-t-on écrit pour justifier cet attroupement virtuel... qui ne me dérange pas, mais qui... tout de même, pose question !

Petite recherche en ligne pour découvrir avec curiosité que mon profil Twitter figure dans "Les cinquante comptes Twitter à suivre en Education". J'y retrouve quelques uns de mes propres "Followings"... soit ! Je ne suis pas en mauvaise compagnie. Mais il va falloir apprendre à gérer, à l'avenir.

Bien sûr, la logique du web 2.0 c'est le partage... une opération à double sens... une mutualisation !
Mais, justement ! Jusqu'à présent, je twittais essentiellement en aller-retour, dans un réseau d'identifiés. A partir du moment où le système propulse à un second niveau de notoriété (ça me rappelle l'étude faite par une collègue sur les Blogstars de Skyblog)... la ligne éditoriale est inévitablement contrainte de s'adapter.

Première modification notoire, "Suivre" et "Etre suivi" vont commencer à se développer plus séparément. Jusqu'où ira le décalage ? Wait and see !  Que les followers ne  prennent pas mal le fait qu'ils ne soient pas systématiquement ajoutés à ma liste de followings. Comme je le rappelais dans mon post précédent... je ne crois pas qu'il est possible de faire vivre avec intérêt des relations centuples dans tous les domaines de ma vie d'humain (famille, boulot, loisirs... et dans leur double virtuel). J'accepte et assume ma finitude, modestement.

Ma ligne éditoriale Twitter est essentiellement construite autour de mes préoccupations d'Education aux Médias et au développement de l'appareillage numérique qui permettra aux enseignants de mieux faire leur métier.

N'hésitez donc pas à me retirer de votre liste si vous constatez que mes posts n'alimentent pas votre réflexion... Etre médiacteur actif et critique, c'est cela aussi !

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09 septembre 2009

Prohibition 2.0 : qu’est-ce qu’un contenu préjudiciable ? | InternetActu.net

L'ensemble de l'article est intéressant à plus d'un titre. 


J'isole malgré tout ceci, avec insistance :

Ainsi, ceux qui prônent la “régulation” de l’internet n’en donnent généralement qu’une vision étriquée, caricaturale, et pour tout dire patriarcale. A les entendre, déplore l’APC, l’internet serait un “espace désordonné où guettent des dangers imminents et inconnus (…) présenté comme une menace à la sûreté et à la sécurité, qui doit être surveillé et contrôlé“, d’autant que “l’usager n’y a qu’une capacité limitée à lutter contre les dommages potentiels, les risques étant encore accrus par une langue technique obscure”.

Dès lors, les victimes toutes désignées par ces régulateurs sont bien évidemment les femmes et les enfants, d’autant plus “vulnérables à l’exploitation et au risque” d’exposition (ou d’exploitation) pornographique qu’ils seraient également particulièrement incompétents pour ce qui est de maîtriser les outils et usages de l’internet… Toute proportion gardée, on se croirait presque au temps où l’éducation (et la morale) sexuelle était l’apanage des mâles dominants (pères, oncles ou frères), des nonnes et des curés. Avec son lot d’absurdités.

http://www.internetactu.net/2009/09/08/prohibition-20-quest-ce-quun-contenu-prejudiciable/

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02 septembre 2009

Le Web à la puissance 2 : le Web 2.0 cinq ans plus tard | InternetActu.net

Le web 3.0. , le web sémantique, le web des objets... C'est quoi, m'sieur ?

Voici une traduction de l'article de Tim O 'Reilly lorsqu'il évoque, 5 ans plus tard, l'avenir de ce qu'il pressentait en le nommant web 2.0

Un article de Hubert Guillaud à lire à tête reposée, à relire une fois, deux fois pour s'en imprégner !


http://www.internetactu.net/2009/09/01/le-web-a-la-puissance-2-le-web-20-cinq-ans-plus-tard/

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18 août 2009

Le nombre de vos "amis" en ligne

à propos de l'article d'Eric Delcroix


http://www.plaxo.com/events/show/13085806150?src=PulseWeeklyDigestV2&et=20&el=fr_be&forceSignin=1

Si dans mon post précédent, je souscrivais aux usages avancés par Mario Asselin quand il rédigeait sa charte Twitter, je suis par contre plus circonspect sur les usages d'Eric Delcroix (que je suis comme lecteur à travers plusieurs interfaces où il est présent) dans sa récolte de relations en ligne.

Je ne me reconnais pas dans la boulimie qui est la sienne, en matière de carnet de contacts. Je le suis d'autant moins dans ses réflexions que je pense qu'il est "polluant" de trop télécharger (fil RSS, fil twitter...) pour devoir ensuite trier !

Je ne partage pas l'avis selon lequel on peut gérer 100 personnes en famille, 100 personnes au boulot, 100 personnes dans les loisirs... etc. En tout cas, moi je n'y arrive pas.

"L'important, c'est de chier du texte"... m...oui, dans une certaine mesure... mais !
A nouveau, entre quantité et qualité... Mais j'entends d'ici Eric D. qui corrigera en disant... de la quantité de qualité, bien sûr...
Quant au mélange vie privée-vie publique... je le suis en partie... mais de nouveau, en mettant des limites apparemment plus sévères que lui.

Mais je pense, pour ma part que cela ne relève pas uniquement de bonnes ou moins bonnes pratiques, mais plutôt de sensibilités ou de caractères.  D'intro/d'extraversion, en quelque sorte.


Bon prolongement de réflexion à travers l'article de Bertrand Duperrin : http://www.duperrin.com/2009/08/18/un-contenu-est-il-social-par-nature-ou-par-besoin/

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A propos de la Charte d'utilisation de Twitter de Mario (tout de go)

La lecture de ce post de Mario Asselin me confirme dans ma manière d'utiliser Twitter.

Je souscris en tout point à ces/ses principes.

Moi aussi, je suis attentif à vérifier qui se propose de suivre mes publications. Ne cherchant pas la notoriété, je suis même assez exigeant. Pas de descriptif de profil...? J'ai tendance à écarter. Les commerciaux, non merci ! Je ne collectionne pas les suiveurs comme des trophées de chasse.

Et je ne sais sur quoi se basait ce conseil lu quelque part sur le net qu'il y ait équilibre entre les Following et les Followers. Pour moi, cela n'a pas d'intérêt en soi. De même que de suivre systématiquement ceux qui s'inscrivent à votre ligne éditoriale. Restons courtois, certes, mais les intérêt sde lecture ne sont pas toujours réciproques.

Faute de temps pour tout lire, il faut sérier.

L'esprit qui guide tant ma publication que mes lectures, c'est le partage : si certains publient à tous vents, c'est pour être lu de qui veut. Je peux donc en être. Libre à eux de me tenir écarté. Si je publie... je joue de la même façon. Et je publie tout ce qui me semble être de qualité, de sorte à faire gagner du temps à tous ceux qui, comme moi, cherche des infos récentes et pertinentes.

Résilier des fils ? Cela m'est déjà arrivé aussi.

Les usages se mettent en place progressivement, par essai et erreur.
Le plus gros piège de Twitter, c'est le temps passé ! Un sacré fil à la patte ! D'où la nécessité impérieuse de filtrer... Pour des mailings et des newsletters, il y a d'autres outils. Il faut identifier la spécificité de Twitter et s'y tenir : un lieu d'échange dans l'immédiateté, au sein d'un réseau très ciblé... du moins, tel est mon usage.


http://carnets.opossum.ca/mario/archives/2009/08/charte_politique_utilisation_twitter.html

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17 août 2009

Quelle place pour l’autodidaxie dans le métier d’enseignant ? « Veille et Analyse TICE

à propos de :

http://www.brunodevauchelle.com/blog/?p=402

Logo du site de Br. Devauchelle

Extrait :

Si, dans l’organisation du monde scolaire il est possible de continuer selon les mêmes modèles, l’irruption de sources nouvelles (ndlr : ou de technologies) ne peut être qu’un trouble. Si dans la pratique personnelle il y a séparation entre l’usage en sphère privée et l’usage en sphère professionnelle, on comprend mieux la très lente intégration.

Commentaire :

Voilà bien quelque chose que je rencontre dans ma pratique quotidienne de formateur d'adultes avec des enseignants en cours de carrière. Aussi, il me semble fondamental de faire place dans la formation des profs, à des usages d'abord personnels et plutôt de type ludique (du moins appliqués au monde des loisirs) avant que d'attendre une transposition à la pratique professionnelle (didactique). Mais avec Bruno Devauchelle, je confirme alors qu'il y a là une explication de la très grande lenteur de mise en place dans la pratique pédagogique.

Quel seuil d'usage personnel d'un Twitter ou d'un Facebook faut-il envisager avant d'imaginer des pistes pédagogiques avec ces outils ? Et pourtant... Il faut un temps d'appropriation !

On en arrive à la conclusion que les "bons" enseignants de demain seront d'autant mieux en phase avec le monde informa-TIC qu'ils sont des femmes et des hommes qui, en dehors de leur métier d'enseignant d'une discipline, sont aussi des gens de projets et de communication sociale. Des humanistes, en somme pour enseigner en humanité, grâce à une appropriation performante des outils modernes de communication !

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