16 juin 2009
La pub... ca paye !
InterMédias en clôture de saison, évoquait ce 15 juin la place occupée par la publicité (ou plutôt faudrait-il dire les recettes publicitaires) dans le champ de la télévision.
Un compte rendu de cette émission mais aussi et surtout une webographie sur la problématique sont accessibles sur le serveur de la RTBf.
Les profs intéressés par ces questions d'économie des médias seront ravis !
12 juin 2009
Quand la publicité vous impose son décodage de l'actu !!!
On connaissait déjà la pratique du teasing en publicité : le fait d'afficher des messages progressivement, par bribes et morceaux, et surtout en n'annonçant pas immédiatement de quoi et de qui il s'agit !
On vient sans doute de passer un nouveau cap dans l'intrusion de notre quotidien par les publicitaires.
Cette fois, ils s'invitent dans notre "quotidien" (entendez aussi... le journal) pour nous proposer (ou nous imposer) une lecture de l'actualité.
Voyez l'image de cette pub pour un groupe bancaire (dont l'identité est révélée à la page suivante) et qui a pris la peine de surligner DANS LES ARTICLES DE FOND DU JOURNAL, les termes qui renforcent son slogan : l'incertitude... et mesurez alors le climat de menace qui est sensé peser sur le citoyen.
Non seulement, vous n'êtes plus libres d'interpréter les signes des temps comme vous l'entendez, mais les journalistes acceptent d'être le jouet -marketing- de cette lecture alarmiste de l'actu.
On peut se demander ce qui a procédé de la juxtaposition des deux : la pub voulait à l'évidence être entourée d'articles traitant de cette "incertitude ambiante"... c'est dire que la place au coeur du journal a été mûrement choisie... Mais allons plus loin dans le raisonnement : la sélection des articles, prérogative suprême de la rédaction, n'a-t-elle pas été affectée par la nécessité d'illustrer semblablement la pub convenue préalablement entre l'annonceur et le service marketing.
Jusqu'où ira la compromission, à l'avenir, entre sélection de l'info, traitement de celle-ci, mise en surlignage et juxtaposition avec la pub... jugée prioritaire !?
09 juin 2009
Langage de l'image :-)))
Il suffit parfois de très peu de matériel pour faire de la bonne communication et, en l'occurence, pour fournir du matériel d'éducation aux médias d'une facture étonnement parlante.
A l'heure où la Belgique décide de vendre des armes à la Lybie (bien sûr, c'est le lendemain des élections... alors que le dossier était bloqué depuis 10 mois), une campagne de comm fait de l'excellent boulot en "croquant" quelques photos... à 360 degrés !
Laissons donc parler les images
05 juin 2009
Pour la seconde fois, j'invite à une mobilisation
"Tout est vivant, tout est lié"
Ce soir, partout sur la planète, dans les salles de cinéma, sur les chaînes de télévision et online,
Yann Arthus-Bertrand nous interpelle.
Nous ne pouvons rester indifférents.
Il ne s'agit pas d'un beau film... pas seulement ! C'est un appel universel à mobilisation !
Il y a urgence...
Voir le film : http://www.youtube.com/homeprojectFR
Il est trop tard pour être pessimiste ! Ce qui est important , ce n'est pas ce que nous avons perdu, mais ce qui nous reste. Nous savons aujourd'hui que les solutions existent. Nous avons tous le pouvoir de changer. Alors qu'est-ce qu'on attend !?"(Y A-B.)
Quelques chiffres :
- 20% des Hommes consomment plus de 80% des ressources de la planète
- Les dépenses militaires mondiales sont 12 fois plus élevées que l’aide au développement.
- 5000 personnes par jour meurent à cause de l’eau insalubre. Un milliards d’Hommes n’ont pas accès à l’eau potable.
- Un milliard de personnes ont faim.
- Plus de 50% des céréales commercialisées dans le monde sont destinées à l’élevage et aux agro-carburants.
- 40% des terres cultivables sont dégradées.
Chaque année, 13 millions d’hectares de forêts disparaissent. - 1 mammifère sur 4, 1 oiseau sur 8 et 1 amphibien sur 3 sont menacés d’extinction.
- Les espèces s’éteignent à un rythme 1000 fois supérieur au rythme naturel.
Les trois quarts des ressources de pêchées sont épuisées, en déclin ou à la limite de l’être. - La température moyenne des 15 dernières années a été la plus élevée jamais enregistrée.
- La banquise a perdu 40% de son épaisseur en 40 ans.
- Il pourrait y avoir 200 millions de réfugiés climatiques avant 2050.
- (infos tirées du film à 1h18' du début de sa projection)
03 juin 2009
Facebook à la convergence de deux émissions ertébénnes
Inter Médias et Question à la Une jouent au ping-pong avec le thème des réseaux sociaux.
Les élèves de l'Ihecs tournent pour leur part dans les coulisses de la première et Emmanuel Jacques, enseignant à la ville de Bruxelles, commente sur le forum de l'émission, le traitement de la seconde.
Tout converge vers le besoin d'apprendre à connaître ces nouveaux médias et à les faire fonctionner pour ce que l'on estime intéressant... bien au delà de l'effet de mode.
Education aux médias, donc.... sans perdre de vue que ces médias qui inquiètent les aînés qui préfèrent s'auto-censurer, sont les médias de la génération de demain... LEUR monde à eux.
Quoiqu'on dise, qu'on pense, qu'on veuille, qu'on préfère... enseigner, c'est les y préparer en toute intelligence.
L'Ihecs enquête :
Trouvez plus de vidéos comme celle-ci sur interMedias
et Emmanuel Jacques s'exprime :
http://blogrtbf.typepad.com/qalu/2009/05/au-sommaire-de-ce-mercredi-27-mai-facebook.html
19 mai 2009
Apprendre à l’ère du numérique
Conférence
du LMS à l’environnement d’apprentissage
Florence Meichel (Apprendre 2.0) lors du séminaire ACCU (LLN)
Par Michel Berhin, chargé de mission à Média Animation ASBL
Intervenant comme expert invitée en ouverture de la quatrième journée annuelle des utilisateurs de Claroline , Florence Meichel a planté le décor d’un contexte pédagogique en pleine évolution. Reprenant les mots de Steve Wheeler dans sa conclusion, elle aura développé un point de vue tranché : les systèmes de gestion d’e-learning sont dépassés. Trop orientés contrôle et compétition, ils doivent céder la place à des espaces où l’on crée de la valeur ajoutée autour des apprentissages.

L’inauguration de la quatrième conférence annuelle des utilisateurs de
Claroline avait lieu ce lundi 18 mai à Louvain-La-Neuve. En ouverture
de séance, Marcel Lebrun et Philippe Mercenier, respectivement
président et secrétaire général du consortium Claroline, balisaient les
journées de travail visant à coordonner le développement d’une
Claroline résolument toujours plus 2.0. Ils cédaient ensuite la parole
à l’initiatrice du réseau social Apprendre 2.0, une plate-forme
d’échanges en ligne propulsée sous Ning et qui cristallise une nouvelle
forme de communauté apprenante en action. Son intervention viendra à
point nommé pour soutenir l’orientation des travaux de l’ACCU : si l’on
veut être résolument centré sur l’utilisateur, les nouvelles
technologies doivent muter pour garantir un ajustement continu et
coopératif aux besoins et usages sans cesse en évolution.
Citant Michel Serres , Florence Meichel ouvre son intervention par un
défi : « si les technologies nous libèrent du devoir de mémoire, elles
nous obligent à l’intelligence ». Apprendre est aujourd’hui plus que
jamais un processus d’émancipation individuel et collectif. A l’heure
des réseaux sociaux, nous apprenons à nous construire de notre couplage
à l’environnement et aux individus. En actes, il nous est possible de
faire émerger le sens de ce que nous vivons et construisons. Il faut
donner toute sa place aux compétences connectives et enactives.
L’intervenante développera ensuite une série de caractéristiques des
environnements d’apprentissages efficients : système open source de
sorte à permettre un ajustement continu et coopératif, architecture
décentralisée pour fluidifier le système lors de la montée en charge
d’utilisateurs toujours plus nombreux, gestion de la relience par le
recours notamment aux outils cross plate-forme (ex : open ID) et au web
sémantique, mettant en place des espaces facilitant le partage et la
collaboration, synchrone et asynchrone… des espaces d’apprentissages en
action faisant la part belle aussi à l’apprentissage entre pairs. Des
propos dans la droite ligne de ses interventions quotidiennes en ligne
sur Apprendre 2.0 .
Mais c’est finalement le changement paragdigmatique de l’acte d’enseigner qui l’emportera dans cette conférence où les éléments technologiques, pour importants qu’ils soient, ne sont jamais que les instruments d’une pédagogie qui se cherche en se centrant sur l’utilisateur. Et c’est sans aucun doute le fil rouge méthodologique de tous ces chercheurs du réseau Apprendre 2.0 : prendre en compte l’échelle du collectif, cartographier les compétences, mettre en relience et en sens tout ce que l’on fait, de sorte à mettre de l’ordre dans le désordre. L’enseignement classique n’a plus beaucoup sa place quand on envisage plutôt un accompagnement bienveillant pour des méta-compétences : apprendre à apprendre, apprendre ensemble, éveiller le sens critique et la prise de distance par rapport au processus en train de se vivre, la co-évaluation, la capacité de se voir à la fois dans le système et hors du système. Des compétences adaptatives aux personnes, aux outils et aux processus. Et Florence Meichel de conclure sur l’émergence aujourd’hui d’une « Apprenance ambiante » en invitant, non seulement à s’y préparer, mais à y travailler en assumant le poids d’un paradoxe méthodologique : « Puisque tout va de plus en vite, il faut apprendre à s’inscrire dans la vitesse de cette évolution, tout en prenant le temps du recul ! » Une invitation paradoxale que les développeurs de Claroline auront reçu avec empathie, à l’heure de concevoir les grandes orientations de la mutation de leur plate-forme fétiche.
23 février 2009
Ca fait gagner du temps, ce genre de partage
C'est François Guite qui schématise de la sorte le compte-rendu qu'il fait de bonnes lectures :
sur l'i-generation
- Dans Growing up Digital: The rise of the Net Generation, Don Tapscott identifie huit changements paradigmatiques associés à l’apprentissage interactif (Innovate : The Knowledge Building Paradigm: A Model of Learning for Net Generation Students)
- Helen Sword et Michele Leggott de l’Université d’Auckland proposent sept principes d’éducation pour la i-génération (Innovate : Backwards into the Future: Seven Principles for Educating the Ne(x)t Generation).
Cela fait gagner un temps énorme de pratiquer de la sorte : non seulement il traduit, mais il schématise en mettant en parallèle les deux sources.
Je ne résiste pas à l'envie de compléter la démarche en vous la donnant à connaître, même si la réflexion est contextualisée en 2007 (lire aussi les commentaires de l'époque) !
En 2009, l'école a-t-elle assimilé la proposition. A vous de voir...
10 février 2009
Tour de veille sur le net : des outils à la pelle
Journée bien remplie qui m'aura permis de glâner pour vous :
Un moteur de recherche orienté web 2.0 :
http://www.blogdimension.com/fr/
Un multi-site de moteur (pas vraiment un méta) :
http://www.sputtr.com/
Un utilitaire en ligne pour raccourcir les URL trop longs afin de les mentionner dans Twitter et autres interfaces qui limitent le nombre de caractères :
http://yoolink.to/
Des alternatives à Delicious :
http://www.yoolink.fr/
http://www.bookeet.com/
http://www.bookmarks.fr/
Une alternative à Zoho :
http://www.ulteo.com/home/fr/accueil
Un site qui propose des tutoriels, en veux-tu ? En voilà :
http://tutmarks.com/
Une plate-forme de cours en ligne : Tutorom appelée aussi : eduslide (interface aussi en français ). Un outil qui mérite d'être fouillé car c'est une interface sécurisable qui permet la diffusion de contenus sous diverses formes : pages HTML, blog, wiki, diaporama, questionnaire, vidéo, podcast... tout en un !
http://www.eduslide.net/
Pour l'envoi de fichiers trop lourds pour votre messagerie classique :
(fonctionne jusqu'à 100Mo à 100 destinataires -gratuitement- et 2Mo si paiement)
http://www.yousendit.com
Géolocalisation de web experts :
http://www.who-s-web.com/
Une interface de création de sites et de blogs en ligne :
(Une petite merveille de simplicité et de design)
http://www.weebly.com/
Et une autre :
http://fr.jimdo.com
La fin, non seulement des transparents, mais des diaporamas ?
Cela s'appelle Animoto : http://animoto.com/
Un banc de montage en ligne, ça existe :
http://www.jumpcut.com
Il y a aussi une plate-forme de produCanalBlogction multimédia et de diffusion :
http://www.kyte.tv/home/index.html
La carte heuristique collaborative, c'est mindmeister :
http://www.mindmeister.com/
Il y a également deux applications qui permettent la visio et l'envoi de séquences tournées face caméra :
http://www.tokbox.com/
http://www.dimdim.com
05 février 2009
Améliorer ma pratique de formateur
C'est François Guite qui aborde la question, en faisant "raisonner" un écho lu ailleurs sur la toile : "C'est quoi un blogueur ?"
Ce qui me plait surtout dans sa manière de rebondir sur les propos d'André Marois, ce sont ces quelques lignes : "Une définition, en raison de son caractère général, est imparfaite par défaut. Je n'oserai pas une définition, car je préfère le flou de l'imprécision qui oblige l'individu à l'effort de combler le vide cognitif.
On ne saurait, par conséquent, servir aux élèves trop de réponses. Pour les préparer à affronter l’inconnu, il faut plutôt leur servir des questions, histoire qu’ils apprennent à trouver eux-mêmes la vérité, d’autant plus vraie qu’elle sera partagée et malléable."
Ce qui vaut ici pour la définition d'un blogueur peut être élargi à bien d'autres notions. Et je pense alors notamment à l'apprentissage, à la formation, au rôle du formateur ou de l'enseignant...
Il faut se laisser remettre en question par les pratiques nouvelles qui invitent à redéfinir notre tâche et donc la manière de la remplir. Gilles Jobin, cité lui-même par François Guité, n'y va pas par quatre chemins pour dire sa déception face un certain type de formation continuée des enseignants. Toutes ces questions m'interrogent sur ma propre pratique de formateur d'adultes !
Ainsi que ces suggestions qu'il fait et parmi lesquelles je pointe et commente :
1- Exiger que tous les participants apportent leur portable. (Encore assez irréaliste dans notre paysage... mais pourquoi pas le proposer à l'inscription- à ma dernière formation, il étaient 2 sur 36 venus d'initiative avec leur bécane ! Ca bouge !)
2- Ne plus distribuer de papier, mais mettre tous les documents sur support électronique seulement. (Cà c'est fait... mais c'est encore mal perçu... Cf les feuilles d'évaluation où l'on se plaint de la chose. Lire à l'écran reste une difficulté )
3- Faire l'effort de différencier dans les ateliers de manière à permettre à tous les participants d'apprendre quelque chose. (J'essaye... et je pense que j'y arrive modestement... mais quelle énergie et surtout quelle patience de ceux qui attendent une aide pour avancer. Taux d'encadrement ! Souvent, on fait des prouesses, mais pour les miracles...)
4- Offrir un menu varié où les animateurs auraient du jeu. Actuellement
tout le monde fait la même chose en même temps. (Encore difficile quand on en est au B.A. ba)
5- Permettre aux gens de coconstruire à partir de leurs intérêts communs. (Ah, ça j'aimerais faire plus souvent)
6- On peut tous lire, donc éliminons les points d'informations plates à
600 personnes où la moitié de la salle dort. Que la session en soit une
de formation et non d'informations. (C'est sur ce dernier point que j'ai toujours misé mes objectifs. Ma pratique est-elle à la hauteur de mes objectifs ? Bonne question.).
15 janvier 2009
Martine Jaudeau s'en est allée
On s'était rencontré sur le Net ! Martine assumait alors l'animation d'un Colloque virtuel sur la Formation à distance pour le compte de la Francophonie.
Et de suite, le courant était passé. Nous communiquions "Sans distance" ! A tel point qu'un été en France, puis un autre, avaient justifié que nous renégocions nos déplacements pour faire ce détour vers Bordeaux et la rencontrer "in real live".
Puis les collaborations se sont intensifiées quand, appelée par Denys L., elle a pris la responsabilité des éditions hebdomadaires de Thot, tout savoir sur la Formation à Distance. La couverture en duo, du second Marché international de l'Education (WEM) à Lisbonne, m'avait donné l'occasion d'apprécier sa force de travail, sa concentration et l'ampleur des contacts qu'elle était capable de nouer en pareille circonstance.
Depuis lors, nos contacts avaient trouvé un rythme de croisière autour des sorties de l'hebdo en ligne de Thot et l'échange de mails plus perso. L'annonce de sa maladie avait sonné comme un mauvais coup de tonnerre dans un ciel bleu. Le décès qui survient maintenant, finit de m'attrister au plus haut point.
C'est une amie qui s'en va. Le monde d'Internet perd aussi une de ses grandes plumes. Beaucoup de réseaux sont touchés par ce départ. Des amis qui, comme moi, regretteront de ne plus pouvoir échafauder avec elle des visions d'avenir en matière d'éducation, de technologie, de communication...
Lire aussi l'article en hommage, signé D. Lamontagne sur Thot






